Vous vous demandez quel bac choisir pour devenir gendarme et éviter de vous fermer des portes dès le lycée ? Rassurez-vous : plusieurs bacs permettent d’accéder à la gendarmerie, mais certains facilitent clairement votre parcours. La réponse courte : un bac général ou technologique reste le plus adapté pour viser le concours de sous-officier, tandis qu’un bac professionnel convient davantage pour entrer comme gendarme adjoint volontaire. Nous allons maintenant détailler les options de bac, les concours et les alternatives possibles pour que vous puissiez décider sereinement selon vos ambitions.
Choisir son bac pour devenir gendarme sans se tromper

La première bonne nouvelle, c’est qu’aucun « bac de gendarme » officiel n’existe : plusieurs voies mènent au même métier. La difficulté est de comprendre quel bac sert vraiment vos objectifs, selon que vous visez gendarme adjoint, sous-officier ou officier. Cette partie vous donne les repères essentiels pour aligner vos choix de spécialités avec les exigences des concours.
Quel bac est réellement le plus adapté pour devenir gendarme aujourd’hui ?
Pour les concours de sous-officier, un bac général ou technologique est souvent recommandé, car il vous prépare mieux aux épreuves écrites du concours. Les spécialités orientées vers les sciences humaines comme Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences politiques (HGGSP), les langues vivantes, ou encore les mathématiques appliquées constituent un plus pour développer votre raisonnement et votre culture générale. Par exemple, un candidat ayant suivi la spécialité HGGSP maîtrisera mieux les institutions françaises et l’organisation territoriale, des sujets régulièrement abordés lors des épreuves.
Un bac professionnel reste possible pour entrer dans la gendarmerie, mais vous devrez compenser avec un entraînement sérieux en français et en tests psychotechniques. Les épreuves valorisent fortement l’orthographe, la compréhension de texte et la capacité à rédiger clairement, des compétences moins travaillées dans les filières professionnelles. Concrètement, si vous optez pour un bac pro, prévoyez des révisions régulières en expression écrite dès la classe de première.
Différences entre bac général, techno et pro pour la carrière en gendarmerie
Le bac général ouvre plus facilement la voie aux études supérieures et aux concours d’officier, avec une bonne base en rédaction et en analyse. Les élèves qui choisissent cette voie développent naturellement les compétences attendues dans les épreuves de culture générale et les tests de raisonnement logique.
Le bac technologique représente un compromis intéressant si vous aimez les matières appliquées, en gardant un niveau correct en matières générales. Des filières comme STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) ou STI2D (Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable) maintiennent un équilibre entre pratique et théorie. Ces bacs permettent de préparer efficacement le concours de sous-officier tout en offrant des options de réorientation si nécessaire.
Le bac professionnel peut convenir si vous visez d’abord gendarme adjoint volontaire, un statut qui ne requiert pas obligatoirement le bac. Toutefois, il limitera plus rapidement vos options si vous souhaitez monter en grade par la suite. L’évolution vers sous-officier exigera davantage d’efforts pour rattraper le niveau en matières générales.
Faut-il privilégier un bac scientifique, économique ou littéraire pour ce métier ?
Les anciennes séries S, ES, L n’existent plus depuis la réforme du bac, mais la logique reste la même : un profil équilibré en français, logique et culture générale est souvent le plus adapté. Des spécialités scientifiques comme Mathématiques ou Physique-Chimie peuvent être un atout pour certaines unités techniques de la gendarmerie, notamment la gendarmerie scientifique ou la section de recherches, mais elles ne sont pas indispensables pour intégrer l’École de gendarmerie de Rochefort ou de Chaumont.
Un parcours plutôt littéraire ou tourné vers les sciences sociales aide pour la rédaction des rapports, la compréhension des situations humaines et les épreuves de culture générale. Les spécialités comme Humanités, Littérature et Philosophie ou Sciences Économiques et Sociales développent l’esprit d’analyse et la capacité à argumenter, deux qualités essentielles pour un gendarme amené à rédiger quotidiennement des procès-verbaux et à interagir avec des publics variés.
Comprendre les différents statuts et niveaux de diplôme en gendarmerie

Le bac n’a pas le même rôle selon que vous visez gendarme adjoint, sous-officier ou officier. Avant de figer votre choix de bac, vous devez savoir à quel niveau vous souhaitez entrer et comment vous projetez votre carrière. Cette partie clarifie les niveaux de diplômes demandés, les concours et ce que cela implique pour votre bac.
Quels diplômes sont requis pour les principaux métiers de gendarme ?
Pour devenir gendarme adjoint volontaire (GAV), un niveau 3e à bac est suffisant, même si le bac reste un avantage pour l’évolution. Les GAV constituent souvent une première étape pour découvrir le métier et se préparer aux concours internes tout en acquérant une expérience terrain précieuse.
Pour le concours de sous-officier de gendarmerie, le bac ou un diplôme équivalent est obligatoire. Ce concours représente la voie d’accès principale pour devenir gendarme de carrière. Les candidats passent des épreuves écrites (français, tests psychotechniques), des tests sportifs et un entretien de motivation devant un jury.
Les concours d’officier exigent au minimum un bac +3, ce qui change radicalement la façon de penser votre parcours scolaire après le lycée. Vous pouvez viser l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) via différents concours selon votre niveau d’études : licence, master ou diplôme d’école.
| Statut | Diplôme minimum requis | Type de contrat |
|---|---|---|
| Gendarme adjoint volontaire | Niveau 3e | Contrat de 2 à 5 ans |
| Sous-officier de gendarmerie | Baccalauréat | Carrière |
| Officier de gendarmerie | Bac +3 minimum | Carrière |
Gendarme adjoint, sous-officier, officier : quel parcours scolaire prévoir ?
Si vous souhaitez entrer rapidement dans la gendarmerie, vous pouvez viser d’abord un poste de GAV après le lycée, puis tenter ensuite le concours de sous-officier en interne. Cette stratégie permet de vous familiariser avec l’institution, de montrer votre motivation et de bénéficier d’une préparation aux concours internes souvent proposée au sein même de la gendarmerie.
Si vous vous voyez à des postes de commandement ou d’encadrement, un bac permettant de poursuivre des études supérieures est préférable. Les parcours universitaires en droit, administration publique, sciences politiques ou même à l’Institut d’Études Politiques (IEP) constituent d’excellentes préparations au concours d’officier. Ces formations développent les capacités d’analyse, de synthèse et de management nécessaires aux fonctions d’encadrement.
Dans tous les cas, un bon niveau en expression écrite et en logique restera un atout majeur pour franchir les étapes. Les concours de la gendarmerie, quel que soit le niveau, évaluent systématiquement ces compétences fondamentales.
Comment le choix du bac influence vraiment vos possibilités d’évolution ?
Votre bac ne vous enferme pas définitivement, mais il peut rendre votre progression plus ou moins fluide. Un bac général ou technologique facilitera l’accès à des formations universitaires utiles pour viser le concours d’officier par la suite. Par exemple, un gendarme titulaire d’un bac général pourra plus facilement reprendre des études en parallèle de sa carrière pour préparer une licence puis le concours interne d’officier.
Avec un bac pro, l’évolution est possible via les concours internes, mais elle demandera davantage d’efforts pour rattraper le niveau en matières générales et théoriques. De nombreux sous-officiers issus de bac professionnel réussissent brillamment leur carrière, mais reconnaissent avoir dû fournir un travail personnel important pour progresser vers des grades supérieurs ou des spécialisations techniques.
L’essentiel reste votre capacité à vous former tout au long de votre carrière. La gendarmerie nationale propose de nombreuses formations internes et valorise les parcours de promotion interne pour les gendarmes motivés et compétents.
Se préparer aux concours de gendarmerie dès le lycée
Choisir un bac adapté, c’est bien ; l’accompagner par une préparation cohérente aux concours, c’est mieux. Dès la seconde, vous pouvez renforcer les compétences qui feront la différence : expression écrite, logique, discipline, condition physique. Cette partie vous aide à organiser votre préparation sans sacrifier vos résultats scolaires.
Quelles matières et compétences travailler pour réussir les concours gendarmerie ?
Les épreuves valorisent surtout le français : orthographe, rédaction claire, compréhension de texte. Le concours de sous-officier comporte généralement une épreuve de français qui élimine les candidats présentant trop de fautes d’orthographe ou une expression confuse. Travaillez régulièrement la dictée, les exercices de rédaction et la lecture de textes variés pour progresser.
La logique et la capacité de raisonnement sont évaluées à travers des tests psychotechniques. Ces exercices mesurent votre aptitude à analyser des situations, repérer des séquences logiques ou résoudre des problèmes. Vous trouverez de nombreux livres d’entraînement spécialisés dans ce type d’épreuves.
Intéressez-vous aussi à l’actualité, aux institutions françaises et à l’organisation de la justice, qui nourrissent votre culture générale. Regardez les journaux télévisés, lisez la presse, et renseignez-vous sur le fonctionnement de la République, les missions de la gendarmerie ou l’organisation judiciaire. Ces connaissances seront précieuses lors de l’entretien avec le jury.
La rigueur, la gestion du stress et l’aptitude à travailler en équipe sont également observées pendant les tests et l’entretien. Les jurys cherchent des candidats équilibrés, capables de gérer la pression et de s’intégrer dans une structure militaire exigeante.
Comment concilier préparation physique et études au lycée sans s’épuiser ?
L’objectif n’est pas de devenir athlète de haut niveau, mais d’atteindre une bonne endurance et une vraie régularité. Les tests physiques du concours de sous-officier comportent généralement une course d’endurance, des tractions ou pompes, et parfois un parcours d’obstacles. Les barèmes sont accessibles avec un entraînement régulier.
Privilégiez deux à trois séances hebdomadaires de course à pied, renforcement musculaire léger et sports collectifs, plutôt que des efforts intenses mais irréguliers. Par exemple, alternez une séance de footing de 30 minutes le mercredi, une séance de musculation au poids du corps le samedi, et un sport collectif en club si possible. Cette régularité vous permettra de progresser sans risque de blessure.
En parallèle, respectez vos temps de repos et organisez votre planning pour ne pas sacrifier vos révisions avant les examens et le bac. Un bon équilibre entre études, sport et récupération constitue la clé pour tenir sur la durée. Utilisez un agenda pour planifier vos entraînements et vos révisions, en gardant au moins une journée de repos complet par semaine.
Faut-il suivre une préparation spécialisée ou des cours privés pour les concours ?
Les préparations privées peuvent être utiles, mais elles ne sont pas indispensables pour réussir, surtout si vous êtes autonome et organisé. Ces formations payantes proposent des entraînements intensifs, des corrections personnalisées et un cadre motivant, mais représentent un investissement financier important.
Vous trouverez de nombreuses ressources gratuites : annales de concours disponibles sur le site de la gendarmerie, livres de préparation en bibliothèque, vidéos explicatives sur YouTube et forums de candidats. Ces supports permettent de comprendre les attentes des jurys et de s’entraîner efficacement sans frais.
L’essentiel est de vous entraîner régulièrement aux tests écrits et psychotechniques, et de vous faire relire pour progresser en expression écrite. Demandez à vos professeurs de français de corriger vos rédactions, échangez avec d’autres candidats sur les forums spécialisés, et chronométrez-vous régulièrement pour vous habituer aux conditions réelles du concours. La constance dans la préparation fait souvent la différence entre les candidats reçus et recalés.
Alternatives, réorientations et questions fréquentes sur le bac et la gendarmerie
Il arrive de changer d’avis, de rater un concours ou de découvrir la gendarmerie tardivement. Heureusement, il existe des chemins de traverse, des passerelles et des options pour se réorienter sans tout recommencer. Cette dernière partie répond aux questions que se posent le plus souvent les lycéens, les parents et les personnes déjà en formation.
Peut-on devenir gendarme sans bac ou avec un bac peu adapté ?
Sans bac, vous pouvez envisager un engagement comme gendarme adjoint volontaire, puis tenter les concours internes plus tard. Le statut de GAV ne requiert officiellement qu’un niveau 3e, même si en pratique les candidats ayant au moins le niveau bac sont souvent favorisés lors de la sélection. Une fois engagé, vous pourrez préparer le concours interne de sous-officier tout en étant rémunéré et formé.
Avec un bac éloigné des matières générales, rien n’est perdu : un travail méthodique en français et en logique peut largement compenser. Certains candidats issus de bac pro mécanique, commerce ou cuisine réussissent le concours grâce à une préparation rigoureuse de plusieurs mois. Ils compensent leurs lacunes initiales par une motivation sans faille et un travail personnel soutenu.
De nombreux gendarmes ont un parcours scolaire irrégulier mais ont réussi grâce à leur motivation et leur persévérance. L’institution valorise les profils diversifiés, et les jurys apprécient les candidats ayant surmonté des difficultés pour atteindre leur objectif. Votre parcours de vie et vos expériences personnelles comptent autant que vos diplômes lors de l’entretien.
Que faire si l’on change d’avis après un bac pro ou une autre filière ?
Si vous avez déjà engagé un bac pro, vous pouvez aller au bout pour obtenir votre diplôme, qui restera un atout dans votre dossier. Le baccalauréat professionnel démontre votre capacité à mener un projet à terme et apporte des compétences techniques qui peuvent être valorisées dans certaines spécialités de la gendarmerie comme la maintenance des véhicules ou l’informatique.
Ensuite, vous pourrez soit entrer comme GAV, soit envisager une remise à niveau en matières générales avant de préparer le concours de sous-officier. Des dispositifs comme la capacité en droit ou des formations à distance permettent de renforcer vos compétences en expression écrite et en culture générale. Prévoyez six mois à un an de préparation intensive si vos bases en français sont fragiles.
Certains choisissent aussi d’enchaîner avec un BTS ou une autre formation courte, pour sécuriser un plan B en dehors de la gendarmerie. Un BTS en Management Commercial Opérationnel, Négociation et Digitalisation de la Relation Client ou Support à l’Action Managériale offre des débouchés professionnels tout en maintenant votre niveau en matières générales. Cette stratégie vous permet de tenter le concours de gendarmerie sans vous retrouver sans qualification en cas d’échec.
Anecdotes et retours d’expérience sur les parcours de gendarmes d’horizons variés
Dans une même brigade de gendarmerie, vous pouvez croiser un ancien bac pro mécanique passionné par les véhicules qui s’occupe désormais de la maintenance de la flotte, une ex-étudiante en droit qui a choisi le terrain plutôt que le cabinet d’avocat, et un titulaire de licence d’histoire fasciné par les enquêtes. Tous ont réussi les mêmes concours, mais avec des atouts et des fragilités différents au départ.
Ce qui ressort le plus souvent de leurs témoignages, c’est que la cohérence du projet, la préparation régulière et la capacité à accepter l’effort comptent bien plus que le « bac parfait ». Un gendarme interrogé dans la Drôme raconte avoir redoublé sa terminale S, raté deux fois le concours de sous-officier, avant de réussir finalement en 2023 grâce à une préparation structurée et un soutien familial constant.
Une autre gendarme, ancienne élève de bac STMG, explique que son parcours en gestion lui sert quotidiennement pour gérer les dossiers administratifs de la brigade et former les jeunes recrues aux procédures. Elle confirme que la diversité des profils enrichit le fonctionnement des unités et apporte des regards complémentaires sur les situations rencontrées.
Ces exemples montrent que votre bac n’est qu’une étape dans votre parcours. Votre détermination, votre capacité à vous remettre en question et à progresser, ainsi que votre adéquation avec les valeurs de la gendarmerie feront la vraie différence. Commencez dès maintenant à construire un projet cohérent, travaillez régulièrement vos points faibles, et gardez en tête que de nombreuses portes restent ouvertes quelle que soit votre filière de bac.




